Macron

 

De Yvann Murphy
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POUR COMPRENDRE LE COMBAT DE MACRON, IL FAUT NÉCESSAIREMENT COMPRENDRE CE QUE VOULAIT DIRE LA VEUVE DANIELLE MITTERRAND QUAND ELLE AVOUAIT QUE LE CHEF DE L'ETAT N'A PAS LE POUVOIR...

 

 

 

 

La veuve de l’ancien président socialiste avait été admise vendredi à l’hôpital Georges-Pompidou, pour des problèmes d’insuffisance respiratoire, problèmes dont elle souffrait depuis plusieurs mois. Placée en coma artificiel dimanche, elle était depuis dans un état « stationnaire ». Danielle Mitterrand était « très fatiguée » depuis plusieurs mois, mais était apparue en public le 21 octobre à l’anniversaire des 25 ans de sa fondation. Elle est décédée le 22 novembre 2011.

Danielle Mitterrand sera inhumée à Cluny en Saône-et-Loire où se trouve sa maison familiale, selon sa fondation. C’est aussi là qu’elle rencontra le capitaine Morland, alias François Mitterrand, qui repose à Jarnac.
D’une manière générale, les socialistes cherchent à maquiller les rapports qu’ils nourrissent officieusement avec les puissances d’argent. Les Mitterrand pensaient que leur arrivée au pouvoir, en mai 1981, leur permettrait de réaliser le « paradis » sur terre. Comme tous les hommes politiques parvenus au « sommet du pouvoir », François Mitterrand a vite déchanté. Il a compris que le VERITABLE POUVOIR n’appartient pas au chef de l’État.

Confidences de Danielle Mitterrand sur le POUVOIR
« Mai 1981 fut un mois de grande activité, car c’était la préparation de l’arrivée au pouvoir de François. J’essayais d’apporter tout ce qu’il y a de meilleur en moi, pour que ce rêve d’avoir une société socialiste, quoique à l’européenne, devienne réalité. Mais bien vite j’ai commencé à voir que cette France juste et équitable ne pouvait pas s’établir. Alors je demandais à François : ‘‘Pourquoi maintenant que tu en as le pouvoir ne fais-tu pas ce que tu avais promis ?’’ Il me répondait qu’il n’avait pas le pouvoir d’affronter la Banque mondiale, le capitalisme, le néolibéralisme. Qu’il avait gagné un gouvernement mais non pas le pouvoir. J’appris ainsi qu’être le gouvernement, être président, ne sert pas à grand-chose dans ces sociétés sujettes, soumises au capitalisme. J’ai vécu l’expérience directement durant quatorze ans. Même s’il essayait d’éviter le côté le plus négatif du capitalisme, les rêves ont commencé à se briser très rapidement. […]
[…] Durant la célébration du Bicentenaire de la Déclaration des droits de l’Homme – juillet 1989 – j’ai pu voir jusqu’à quel point nous étions soumis aux Etats-Unis. L’État français n’invita pas plusieurs dignitaires, en particulier des Latino-Américains. Comme par hasard, c’était ces pays-là que Washington voulait détruire. […] Je me rappelle avoir dit à François : ‘‘Jusqu’à quel point allons-nous être dépendants de l’humeur des Etats-Unis, ne pas pouvoir choisir nos invités pour nos festivités… ?’’ Ce fut une honte. […]
En France, on élit et les élus font des lois qu’ils n’ont jamais proposées et dont nous n’avons jamais voulu. […] La France est-elle une démocratie ? Une puissance mondiale ? Je le dis en tant que Française : cela ne veut rien dire ».

À la suite de l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République, en 1981, François Hollande devient chargé de mission pour l'Élysée donc au cœur de ce qui se tramait en ce lieu hautement stratégique.
On se souvient dès son élection le 6 mai 2012, François Hollande avait voulu appliquer ses promesses de campagnes dont l’une concernait la Françafrique dont il voulait répudier les miasmes. C’était comme s’il venait de déclarer la guerre contre un système qui depuis la fin de la deuxième guerre mondiale s’est emparé de la France et à travers elle, ses colonies aussi. Il a été depuis ce jour, l’objet d’une guerre interne entre lui et le premier secrétaire de son parti Jean Christophe Cambadélis et le président de l’assemblée nationale Claude Bartolone, sans oublier les jeunes loups du Ps parmi lesquels on peut noter Arnaud Montebourg et Benoit Hammond rejoints plus tard par le ministre de l’intérieur Manuel Valls. 
C’est face a tous ces courants de convections qui empêchaient l’homme de diriger, François Hollande a décidé de réitérer son vœu pour 2014 : celui de gouverner par ordonnance et décret.
Et comme vous l’aviez constaté, François Hollande en proie à une guerre fratricide dans son propre camp, il a été obligé de ne pas se présenter a sa propre succession, une première dans le monde.
François Hollande en fin stratège, fait un bilan positif de son action et décide de ne pas se présenter à sa propre succession. Laissant aux prétendants le soin de prouver qu'ils sont capables de rassembler la gauche tout en reprenant sa liberté. 
Bilan des courses, on a une gauche décimée et une droite larmoyante et le tout pour ouvrir un grand boulevard à son fils spirituel Emmanuel Macron qui a beaucoup appris de son père pour en tirer bonnes leçons.
Pour la gouverne, François Hollande est le seul président qui a cassé le mythe de la gestion du pouvoir entre gauche et droite, deux partis traditionnels liés à une histoire de la tragédie française dont parlait la défunte épouse de feu François Mitterrand : LE VERITABLE POUVOIR n’appartient pas au chef de l’État.
LE COUP D’ETAT MACRON

François Fillon n’avait peut-être pas eu tort lorsqu’il parlait d’un "cabinet noir" à l'Élysée…
Ils ont voulu se débarrasser de lui, et lui, il s’en est très bien sorti. Il s’agit bien de François Hollande, un vrai fin stratège qui de bout en bout s’est débarrassé des bouillets qu’il trainait au pied dans ses différents gouvernements qui devaient répondre absolument à des accords secrets.
François Hollande a fini par se faire entourer par des hommes de confiance afin de mieux préparer les présidentielles auxquelles lui-même ne participerait pas.
Cette a préparé minutieusement ce qu’il faut bien appeler un coup d’État. Il s’agit pour François Hollande de pérenniser, coûte que coûte, la politique qu’il avait engagée et à cause de laquelle il a été l’homme à abattre. 
Les commanditaires de ce coup de maitre sont, François Hollande lui-même et son homme de confiance, Jean-Pierre Jouyet, Secrétaire général de l’Élysée. Ce sont ces deux qui sont à l’origine du projet qu’il faut bien définir comme un véritable coup d’État.

Hollande et Jouyet sont amis depuis 35 ans, des bancs de l’ENA jusqu’à l’Élysée. Les deux hommes se rencontrent à l’âge de 23 ans. Ils effectuent leur service militaire ensemble, à Coëtquidan, où ils partagent leur chambre avec Michel Sapin. Les trois jeunes hommes se lient d’une forte amitié qu’ils entretiennent sur les bancs de l’ENA (promotion Voltaire). Hollande déborde d’initiatives, et souvent, Jouyet accepte de le seconder dans ses projets. À la sortie de l’ENA, lors des affectations, François Hollande, classé 8e, laisse le dernier poste accessible à l’Inspection générale des Finances à Jean-Pierre Jouyet.

Leur amitié n’a jamais été mise à mal. Quand en 2014, Jouyet prend les fonctions de Secrétaire général de l’Élysée, il déclare : « Je suis là pour le servir, pas pour le gêner. Je l’ai gêné une fois, cela n’arrivera plus ». La gêne dont parle Jouyet, c’est quand il a accepté d’entrer dans le gouvernement de François Fillon, au poste de secrétaire d’État chargé des Affaires européennes. François Hollande l’aurait très mal pris.

Hollande et Jouyet sont loin d’être des tendres. Ils connaissent les rouages, les stratégies, les us et coutumes, les trahisons et les fidélités de la vie politique. Médias et journalistes, instruments de leurs stratégies politiques, sont l’objet de manipulations constantes difficiles à déjouer, tant leur connivence est forte avec le pouvoir. Pour eux, ce n’est pas l’économie qui est en crise, mais le système politique.
François Hollande et Manuel Valls sont rejetés par l’opinion publique. Pour rester au pouvoir, Jouyet a la solution : c’est Emmanuel Macron !
Jeune et avenant, une tête bien faite, cursus parfait, bien conditionné sous la férule de Jouyet et d’Attali, faisant consensus chez les patrons des multinationales et de la finance mondiale, inculte politiquement et donc facilement contrôlable, un tantinet imbu de sa personne, il est le candidat idéal pour le coup de force. Sa feuille de route est rédigée : appliquer une politique européenne libérale et atlantiste en matérialisant une alliance gauche/droite, poursuivre la politique économique engagée et l’inscrire durablement dans l’avenir du pays en créant un grand parti démocrate et « progressiste », à l’issue des élections. Gageons qu’il n’a pas fallu longtemps pour convaincre Macron.
Ce fut un peu plus difficile pour Hollande. Mais après l’avoir rassuré, Jouyet met Macron sur les rails très vite. Il lui conseille de créer un mouvement plutôt qu’un parti car « compte tenu de l’ambiance, c’est préférable » …
Et Valls ? Il est mort politiquement. Hollande le sait. Sa mission est alors de représenter un courant libéral à la primaire de la gauche pour calmer les libéraux du parti et éviter de voir Macron participer à la compétition. Si ce dernier se présentait à la primaire, il serait battu et anéantirait, du même coup, les chances de réussite du projet.

Hollande et son ami sont conscients de l’état d’esprit des militants socialistes, et du désamour profond qui règne à l’égard de la politique gouvernementale. Hamon est celui qui cristallise l’aile gauche du PS et qui peut empêcher le « populisme » de gauche de progresser en le divisant. En langage clair : il s’agit de contenir Mélenchon dans son pré-carré.

Hamon est élu candidat. Les soutiens de Valls rejoignant le camp Macron, le PS sera réduit à sa plus simple expression et ne servira, à l’avenir, qu’à entretenir la division parmi les tenants de la gauche de transformation sociale.

À droite, c’est Fillon qui sort vainqueur. Une « bonne âme » téléphone au Canard Enchaîné. On connaît la suite. L’affaire est réglée. Les conservateurs sont hors champs.

Reste l’extrême-droite. Depuis Mitterrand, les socialistes savent s’en servir. Il faut tout faire pour que Marine Le Pen atteigne des sommets. “On” fait ce qu’il faut.

Les socialistes et les « populistes » de gauche neutralisés, les conservateurs anesthésiés, une confrontation Le Pen/Macron est ainsi probable. Une fois encore, le réflexe républicain écartera l’extrême-droite… C’est boulevard et tapis rouge pour Macron.
Ne soyez pas surpris, si vous entendez Jean Christophe dire qu’il quitte la tête du parti socialiste, si Claude Bartolone décidé de se retirer de la politique et un Valls qui cherche a s’accrocher en reconnaissant publiquement que le parti socialiste est mort.
Les chaines de la domination américaine sur la France sont en train de se couper, parce que ce nouveau parti en marche n’a pas de compte à rendre à qui que ce soit.
Quand j’entends dire que la France doit libérer l’Afrique, je suis profondément touché parce que beaucoup ne comprennent pas que c’est les USA qui tiennent la France et donc l’arrivée de Donald Trump et celle de la Republique en marche en France, vont bien dans le sens de cette libération que veut cette France dont parlait feu Mitterrand.
Je peux dire à mes concitoyens de laisser la France se libérer et de sa libération viendra celle des états africains.
Les scoops balancés sans arrêt par Mediapart sont bien l’œuvre du vrai chef de l’état François Hollande qui n’a pas encore terminé sa guerre contre ceux qui empêchent la France d’avoir sa souveraineté.
N’est-ce pas ce même François Hollande qui a permis la vente du livre Pour la justice et la vérité du président Gbagbo Laurent écrit par François Mattei dans tous les grands espaces en France ?
Bref, revenons au discours de Macron “Je ne suis pas arrogant” et “je fais et dis ce que je veux”. Deux extraits de la longue interview accordée par Emmanuel Macron à Der Spiegel s’affichent à la une de l’hebdomadaire allemand, allemand, avec le visage du président français en pleine page. 
Dans cet entretien publié samedi 14 octobre, la veille de son interview à la télévision française TF1, le chef d’État, dont la parole est rare dans les médias, revient sur ses premiers mois à l’Élysée, et sa vision pour l’Europe et la France.
Pour Macron la France vit une “révolution culturelle” l’une des conséquences de la crise civilisationnelle que vit le monde actuellement.
A travers cette sortie, le nouveau chef d’état Emmanuel Macron s’adresse a une certaine classe politique et un système et non au peuple français. Ce vieux système et ses représentants qui dirigeaient l’état français a travers son président sont aujourd’hui mis a rude épreuve avec ce jeune débordant d’Energie et intelligent a travers qui Hollande va finir par affranchir la France. 
Restons donc mobilisés ce soir pour écouter le discours du président Emmanuel Macron pour mieux comprendre sa politique.



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