"MÊME LES VICTIMES DE LA CRISE POSTÉLECTORALE... OUBLIÉES !!!"

 

Simon et les vieux demons2

De Viny Teranova
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Simone Gbagbo, L’ancienne « Dame de fer » de Côte d’Ivoire, l'expression est des médias étrangers, injustement incarcérée depuis sept ans, après la sanglante crise post-électorale qui a fait 3.000 morts en 2010-2011, vient d'être élargie par une ordonnance d'amnistie signée par le chef de l'Etat, Alassane Ouattara à la veille de l'indépendance le 06 Août 2018. 
Dieu soit loué ! Sortie dans un contexte où sa formation politique est profondément fracturée, l'on s'attendait à ce qu'elle tienne une posture beaucoup plus unificatrice. Hier, à sa sortie, accueillie dans une ambiance des plus fiévreuses, trop près de tous ces intermédiaires, de tous ces opportuns, elle n'a pu s'approcher des volontés unificatrices plus nombreuses qui ont été englouties devant tant de vacarme et de zèle de l'imposture rancunière. 
C'est dans ce contexte là que la première dame a tenu un discours des plus dithyrambiques vis à vis du gardien des ''secrets'' des membres fondateurs du FPI. Pas étonnant, elle qui est si prévisible quand il s'agit des questions ''frontistes''. On pourrait même faire mille commentaires de ses premiers propos de sortie ''d'otage'', des plus rationnels au plus irrationnels, voire invraisemblables, selon le camp dans lequel l'on se trouve. 
Cependant nous aurions souhaité qu'elle adresse ses premiers mots en l'endroit des victimes de la crise postélectorale de 2011, propos en l'endroit des Ivoiriens qui se sont constitués bouclier humain pour défendre la République, et qui par dizaine de milliers ont été exécutés par l'armée française. 
Nous aurions voulu qu'elle rende ''les honneurs post-mortem'‘, qu'elle exprime la reconnaissance d'un pouvoir (qu’elle représente invariablement) qui, esseulé sur le plan international mais qui n'avait en réalité et loin des prestidigitations que ces vaillants étudiants, ces courageux Ivoiriens... qui dans un élan sacrificiel ont donné leurs vies pour la mère patrie. 
Peut-être un oubli que le poids des émotions de la liberté a écrasé par inadvertance, mais incompréhensible, sûrement parce qu'étant consciente qu'entre passion et folie des militants seront toujours là pour, dans un même mouvement, pardonner sa faiblesse et applaudir son génie. Et pourtant... il faut peu de choses pour descendre les marches de la gloire, passer de la lumière du stade à l'obscurité des ténèbres. 
Nous sommes toutefois enivrés de bonheur et de joie devant cette liberté rendue qu'elle n'aurait jamais dû perdre. Dieu merci infiniment pour tes grâces Seigneur berce là chaudement, elle a froid.

Deboutciv Deboutcotedivoire avec RFI Jeune Afrique Tunisie Jeune Afrique FRANCE 24 Sputnik France Africa24 TV AFRICA24MONDE