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TÉMOIGNAGE DU GL MANGOU : MON COMMENTAIRE 

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Avant-propos
En littérature, il existe deux écoles pour l'analyse de textes ou d'œuvres littéraires : la sociocritique et la sémiotique (ou sémiologie). La différence entre les deux c'est que la sociocritique fait intervenir dans l'analyse de l'œuvre, des éléments extratextuels très souvent en rapport avec la vie de l'auteur. La sémiotique elle dit que le texte qui est un ensemble de signes se suffit à lui-même pour sa propre compréhension. Il suffit de décoder les signes qui le constituent. A la lumière des réactions relatives au témoignage du général Mangou, force est de constater que beaucoup ont fait œuvre de sociocritique allant jusqu'à fouiller dans le passé lointain comme proche du témoin pour le juger. Et pourtant, les textes de la Cpi affirment clairement le primat de la déposition devant la cour sur celle faite extérieurement. Du point de vue de la forme De ce point de vue ; le témoignage du général peut se subdiviser en deux parties. Le premier jour et la suite jusqu'à la fin. -Le 1 er jour, on peut le dire ce n’est pas en tant que CMA que le témoin est intervenu mais plutôt comme l'homme Mangou, le père de famille, le mari, l'ami avec toute la sensibilité voire la dose émotive qui va avec. Ce Mangou là avait surtout à cœur de se décharger du lourd fardeau de toutes les frustrations qu'il portait sur ses épaules. Il voulait le faire savoir aux Ivoiriens et à tous ceux qui sans l'avoir entendu l'ont traité de traitre. Il voulait aussi et surtout exprimer son mécontentement au président Gbagbo. Cela se voyait par le caractère très prolixe de son discours répondant plus qu'il ne faut souvent aux questions. -Du 2eme jour à la fin de la première partie de l'interrogatoire, après s'être vidé, sans contexte le témoin a revêtu son costume de Némale discours est moins prolixe. Il est militaire par endroit c'est à dire court, précis et d'autorité. Les réponses sont parfois sèches. Il ne rit plus. Du point de vue du fond La stratégie de l'accusation connue d'avance était de démontrer l'existence d'un plan commun qui serait mis au point par le président Gbagbo et son armée pour commettre des crimes. Or à aucun moment, le témoin n'a dit quelque chose qui pourrait corroborer cette thèse mettant en difficulté le procureur. Les réponses claires et précises accompagnées de dates ont coupé l'herbe sous les pieds du représentant de Bensouda. On peut le dire sans risque de se tromper, Mangou a disculpé le président Gbagbo et le ministre Blé Goudé. L’absence de véritables éléments à charge ne rendra qu'aisée la tâche de la défense. Observation : J'ai beaucoup déploré les injures sans fondement dont le témoin a été l'objet de la part de nos camarades frondeurs oubliant qu'il a entre les mains la vie de nos détenus. Il serait souhaitable qu'ils se ressaisissent car la partie est loin d'être terminée. N’oublions pas de comptabiliser ce genre de comportement, cette propension à l'agressivité physique comme verbale au titre des raisons qui pour la 12ème fois ont poussé la CPI à refuser la liberté provisoire au président Gbagbo. 

De Edouard Yro Directeur de la publication de Ivoirenewsinfo Ini avec Deboutciv Deboutcotedivoire